Waymo, propriété d’Alphabet, a officiellement commencé à tester ses véhicules autonomes sur la voie publique à Londres. Cette décision marque une étape importante dans la mission de l’entreprise visant à introduire son service commercial de robotaxi au Royaume-Uni, avec un lancement complet prévu pour la fin de cette année.
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La phase de tests : de la cartographie à l’autonomie
La transition vers la conduite autonome à Londres a été un processus en plusieurs étapes. Avant de déployer un logiciel de conduite autonome, les employés de Waymo conduisaient manuellement des véhicules à travers la ville pour créer des cartes haute définition des rues locales.
Actuellement, les tests portent sur des véhicules Jaguar I-Pace entièrement électriques équipés de la technologie de conduite exclusive de Waymo. Même si les véhicules sont capables de conduire de manière autonome, ils ne fonctionnent pas encore sans surveillance ; un opérateur de sécurité humaine reste au volant pour surveiller les performances et gérer les complexités uniques du trafic au Royaume-Uni.
Le co-PDG de Waymo, Dmitri Dolgov, a noté que l’IA de conduite de base « se généralise très bien » et que la phase actuelle se concentre sur la maîtrise des « nuances locales » – telles que les marquages routiers spécifiques, les conditions météorologiques et les comportements de conduite propres aux routes britanniques.
Construire une infrastructure locale
Waymo ne se contente pas de tester des voitures ; elle construit une empreinte physique et opérationnelle au Royaume-Uni. Pour accompagner son expansion européenne, l’entreprise c’est :
– Embaucher localement pour constituer une main-d’œuvre spécialisée.
– Création de plusieurs centres de services audiovisuels à travers Londres pour entretenir la flotte.
– Collaborer avec les services d’urgence pour garantir que les véhicules autonomes puissent interagir en toute sécurité avec les premiers intervenants.
Cette approche axée sur l’infrastructure est essentielle pour la sécurité publique et la confiance réglementaire, qui constituent souvent les plus grands obstacles pour les entreprises de véhicules autonomes (VA).
Le chemin vers le déploiement public
Bien que les tests soient en cours, le calendrier d’une expérience entièrement sans conducteur reste soumis à l’approbation réglementaire. Si Waymo suit son playbook établi utilisé aux États-Unis, le déploiement suivra probablement cette séquence :
1. Tests supervisés (étape actuelle).
2. Tests sans pilote avec des moniteurs humains.
3. Tests internes, où les employés de Waymo utilisent le service.
4. Déploiement public, permettant aux résidents d’appeler des robots-taxis via une application.
L’objectif de l’entreprise de lancer un service complet d’ici 2026 dépend fortement du Royaume-Uni. le gouvernement finalise le cadre réglementaire pour les opérations de transport de passagers autonomes.
Une empreinte mondiale croissante
L’entrée de Waymo à Londres est renforcée par des années d’investissement dans la technologie basée au Royaume-Uni. En 2019, la société a acquis Latent Logic, une spin-off de l’Université d’Oxford, qui a contribué à améliorer les capacités de simulation de Waymo grâce à un apprentissage automatique avancé.
Actuellement, Waymo exploite une flotte de plus de 3 000 robotaxis dans 11 grandes villes américaines, dont Phoenix, San Francisco et Los Angeles. L’expansion de Londres représente une étape essentielle dans la transformation de Waymo d’un service national américain en un leader mondial du transport autonome.
L’essentiel : Les tests de Waymo à Londres sont une tentative à enjeux élevés de prouver que son IA peut gérer les complexités de la conduite urbaine européenne, ouvrant la voie à un changement potentiel dans la façon dont les Londoniens se déplacent.
